Nikos Aliagas réinvente la fête nationale française

Le bal du 14 juillet version TF1 est plus un show qu'une guinguette à Sardou. On le regrette.

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Ce soir, le Français hésite entre la petite finale du Mondial et la grande fiesta du camping avec feu d’artifice au-dessus du château. TF1 espère le faire changer d’avis et le ramener, frétillant d’impatience, devant ses programmes avec ce bon Nikos Aliagas juché sur la grande échelle des pompiers, les Arènes de Nîmes, Larusso et Patrick Hernandez. Comment dire… Ce n’est pas gagné, même si le score sur l’échelle “Du pain et des jeux” est élevé. On voit mal comment cet erzatz de La chanson de l’année réitérerait la belle performance de son modèle, qui avait rassemblé en juin 21 % du public (3,3 millions de personnes quand même) pour sacrer Kendji Girac et son Maria Maria. D’autant plus qu’ici, le “grand bal populaire” est présenté en différé. Il a en effet été enregistré dans la foulée de l’autre. avec une affiche qui rappelle Star 80. En avant les économies d’échelle! Foutue pour foutue, TF1 aurait-elle renoncé au combat?

Face à la scène de l’amphithéâtre romain de Nîmes (1er siècle après JC, l’un des mieux conservés au monde), les spectateurs ont applaudi des superstars comme Émile & Images, Plastic Bertrand, Début de Soirée, Nâdiya, Evan & Marco, Helmut Fritz, Manau venus interpréter Les plus grands tubes des années 1970 à 2000. Tonnerre et apothéose: Hermes House Band a entonné son I Will Survive, en hommage à l’événement historique de juillet en France – mais non, pas la prise de la Bastille, mécréants, la victoire des Bleus de Zidane, 20 ans après! Pour le bon goût, on aura Michaël Youn déguisé en Fatal Bazooka déguisé en torero (photo). Bref, on célèbre ce soir tout ce que la patrie des Lumières a apporté de plus grand à l’humanité. Petit moment à part, l’hommage à Yvette Horner, virtuose de l’accordéon comme du kitsch, nous décroche un sourire.

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