Great balls of fire!

Dans ses Contes du bus de tournée, le créateur de Beavis and Butt-Head, Mike Judge, croque le pur rock’n’roll.

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Tout ce que touche cet homme devient culte, entre Silicon Valley, Idiocracy, Les rois du Texas et le duo d’abrutis des nineties. Cette série ne déroge pas à la règle. Il y raconte une tournée d’artiste dans un épisode de 26 minutes. Et des vraies tournées, pas de celles où l’on dîne vegan au thé vert après le concert. Ici, les musiciens dézinguent, boivent, (se) détruisent, déconnent, galèrent en passant par les états les plus improbables. C’est aussi glauque que triste ou flamboyant. Il est dit dès le prologue que, vu les substances prises par les protagonistes, il est probable que tout ne soit pas vrai. C’est cette vision trash et fantasmée qui change tout. Les anecdotes sont livrées à travers le témoignage de proches ou de partenaires de scène… Le trait de génie de Mike Judge est de les avoir redessinées. L’animation, par son côté enfantin, rend tout plus fort, plus drôle, plus humain, plus émouvant. Ce soir, Jerry Lee Lewis, le bad boy qui jouait du piano debout, est à l’honneur. On est fan.

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