Dour : 30 ans d’amour et de musique

Pour fêter les trois décennies du festival de Dour, la RTBF sort les archives de la gadoue.

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Il ne faut pas se fier aux apparences: sous ses airs de trentenaire, se cache un festival qui a su rester jeune dans son cœur et dans sa tête. Parce que, chaque année, ses organisateurs repartent de zéro, avec l’envie de surprendre et de faire venir un public qui n’est pas obnubilé par les groupes “blockbusters” mis en vitrine par ses concurrents nommés Pukkelpop ou Werchter (les deux plus gros rendez-vous musicaux de l’été belge). Mais aussi parce que Dour n’a qu’une seule philosophie: s’ouvrir à tous les styles. Son programmateur Alex Stevens aime d’ailleurs répéter que le festival fut l’un des premiers à s’ouvrir à l’électro ou au hip-hop, et qu’il reste l’un des seuls du plat pays à faire cohabiter les clubbers et les métalleux.

À l’heure où le fameux terril Saint-Antoine s’apprête à servir de décor à une édition pleine de surprises – une scène intimiste baptisée Rockamadour, une Green Arena pour les amoureux de la nature, ou encore le retour de la Roue de Feu -, la RTBF parcourt l’histoire du festival à travers un copieux documentaire. Les témoins incontournables sont convoqués, parmi lesquels le fondateur Carlo Di Antonio, le chanteur Jean-Luc Fonck et les animateurs radio Rudy Léonet ou Jacques de Pierpont. L’idée: raconter les petits et les grands souvenirs d’un lieu qui, en 1989, attirait à peine quelques centaines de festivaliers (contre 242.000 en 2017), sur une seule scène, avec six petits groupes et une tête d’affiche nommée Bernard Lavilliers. Inutile de dire que le chemin est long, entre les éditions boueuses, les journées caniculaires, les chapiteaux pleins à craquer et les spectateur pleins… tout court. Bienvenue dans une aventure qui a bonifié de jour en Dour.

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