La flamboyante Ava

Une soirée Arte consacrée au destin tourmenté d'Ava Gardner, star éternelle.

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Surnommée “La plus belle femme du monde” à l’époque de sa gloire, dans les années 50 et 60, Ava Gardner n’avait néanmoins rien d’un ange. Car celle à qui Arte consacre une soirée entière ce lundi a connu une existence fantasque, multipliant les maris et les amants (Clark Gable, Robert Mitchum, Howard Hugues…) et s’abîmant peu à peu dans l’alcool, sans doute pour mieux oublier le personnage façonné par la MGM qu’elle était devenue, aux antipodes du garçon manqué à l’accent prononcé de Caroline du Nord qu’elle était réellement. C’est dire si l’excellent documentaire de Sergio G. Mondelo est loin de verser dans l’hagiographie, dressant un portrait d’autant plus contrasté de l’actrice que celle-ci n’hésita pas à quitter Hollywood en pleine gloire, pour aller s’installer pendant 15 ans dans l’Espagne du dictateur Franco où, loin de se préoccuper du sort peu enviable d’une bonne partie de la population, elle mena une vie de plaisirs et de fêtes sans cesse renouvelées.

Des choix de vie et une personnalité complexes à cerner, d’autant plus que la star prit bien soin de ne donner quasiment aucune interview jusqu’au crépuscule de sa vie. Ce n’est qu’alors, avec la publication d’un livre d’entretiens accordés à un journaliste, qu’il fut possible de mieux connaître cette femme aux multiples facettes. La vedette de Mogambo, Pandora et La comtesse aux pieds nus, qui fut l’épouse de Mickey Rooney, du clarinettiste Artie Shaw et de Frank Sinatra, avait depuis longtemps déjà quitté le haut de l’affiche, se satisfaisant dans les années 70 et 80, souvent pour des raisons alimentaires, de (télé)films de faible envergure et de séries télé, comme Côte Ouest. Avant de mourir en 1990 d’une pneumonie, à l’âge de 67 ans et d’entrer définitivement dans la légende de Hollywood.

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