Le retour des beaux jours

Près de deux ans après l'horreur, la fête de la musique sonne comme un renouveau pour Nice.

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Rendez-vous incontournable des groupes de quartier, des apprentis percussionnistes et de Jack Lang, la fête de la musique vient chaque année ravir la vedette au solstice d’été. Torture auditive pour certains, rassemblement populaire pour d’autres et alternative de choix à Argentine-Croatie pour tous les allergiques du ballon rond, elle a le mérite de rassembler les gens. Certes, la forme à base de bières chaudes et de mauvaises reprises de Roxanne ne rend peut-être pas hommage à la fonction presque vitale qu’elle entretient mais, sur le fond, inscrire cette festivité au calendrier était plutôt une bonne idée. Bien qu’on l’associe irrémédiablement à la chemise rose et au sourire canaille de l’ancien ministre de la Culture, c’est à Joel Cohen, musicien américain passé par France Musique, qu’on doit cette inspiration institutionnalisée quelques années plus tard par Jack Lang.

Trente-sept ans après, cette édition aura une saveur toute particulière puisque c’est Nice qui a été choisie pour tenir le rôle de capitale et accueillir la grande soirée télévisée. Un choix hautement symbolique puisque c’est la première fois que la cité azuréenne organise un événement festif depuis l’attentat barbare de la Promenade des Anglais il y a près de deux ans. C’est d’ailleurs à quelques pas de là, sur la très colorée Place Masséna, que Garou et Laury Thilleman accueilleront la brochette d’artistes conviés pour l’occasion. Comme à l’accoutumée, le spectre de la programmation est très large pour combler toutes les générations et tous les goûts – même les plus mauvais. On retiendra tout de même quelques habitués de nos pages comme Jaïn et Eddy de Pretto ou le revenant Youssou N’Dour. De quoi mettre un peu de baume au cœur de la cité niçoise qui doit déjà supporter Christian Estrosi tout le reste de l’année.

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