Il faut sauver Berlin

Après une quatrième saison décevante, Homeland se reprend avec une intrigue européenne.

homeland_prod

Loin de l’Afghanistan, de Washington et de la paranoïa américaine post-attentats, la saison 5 de Homeland nous emmène au cœur de l’Europe, à Berlin. Car c’est désormais aussi chez nous que se déroule la lutte contre le terrorisme. La crise de l’immigration, le scandale des écoutes allemandes par la CIA, Wikileaks, le conflit israélo-palestinien, les « soldats » de Daesh sur le sol européen, la guerre syrienne et le pouvoir des hackers sont autant de sujets brûlants que la série s’attelle à traiter dans ce cinquième volet. Un souffle nouveau pour un show qui avait perdu de son attrait (attention spoilers) suite à la mort d’un de ses personnages centraux, le complexe sergent Brody (Damian Lewis).

On retrouve donc ici une Carrie apaisée (Claire Danes) qui fait sa vie à Berlin avec sa fille et son nouveau compagnon. L’ex-agent travaille pour le compte d’un riche philanthrope œuvrant pour les victimes de la guerre contre l’État Islamique. Mais son ancienne carrière va vite la rattraper le jour où une fuite de dossier de la CIA entraîne la venue de Saul Berenson dans la capitale allemande. La jeune femme bipolaire se retrouve très vite impliquée dans l’affaire. En plus des incontournables Saul, Quinn et Dar Adal, de nouveaux personnages font leur apparition pour cette saison berlinoise : le riche Otto Düring (Sebastian Koch), l’énigmatique Allison Carr (Miranda Otto), la journaliste Laura Sutton (Sarah Sokolovic), le charismatique Jonas Hollander (Alexander Fehling) et le hacker Numan (Atheer Adel). Loin des débuts de la série où chaque épisode nous tenait en haleine, Homeland se révèle une série plus lente, ici, mais aussi plus mûr et réfléchie, qui reflète la complexité et la violence de l’actualité. La nôtre. Car comme le confirme l’héroïne, « We’re living in a different world« .

Sur le même sujet
Plus d'actualité