America the Beautiful

David Boreanaz porte le drapeau en bandoulière dans cette série trop angélique pour être honnête.

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Les Navy Seals sont les membres de l’unité spéciale de la marine américaine ainsi baptisée parce qu’elle se déploie en mer, dans les airs et sur terre (SEa Air Land). Des soldats d’élite donc, au corps d’athlète, à l’esprit affûté et au regard d’aigle. A une époque où les grandes chaînes télé américaines adorent caresser le héros dans le sens du poil (des pompiers de Chicago Fire aux unités d’intervention du S.W.A.T., nom de la nouvelle série où Shermar ‘Esprit criminels’ Moore fait valoir ses muscles), il était urgent de développer une série sur ces braves prêts à mourir pour la patrie à l’autre bout du monde – quelle que soit l’interprétation qu’en fait le gouvernement du moment. Le scénario de Seal Team ne va pas beaucoup plus loin. Chaque épisode suit en parallèle les actions de l’unité sur le terrain, et les répercussions de ces faits de guerre sur l’esprit des soldats, leurs relations, et leur éventuelle vie de famille.

En tête de gondole – ou de peloton: David Boreanaz. L’ex-agent du FBI de Bones a la carrure du soldat de métier et le visage carré de l’homme qui sait prendre des décisions difficiles. Son personnage, Jason Hayes, qui a vu son mariage sombrer au fil des absences et des secrets défense, porte les cicatrices des frères d’armes tombés au combat. A ses côtés, ses fidèles lieutenants, Ray Perry et Sonny Quinn, une logisticienne, Lisa Davis, un «bleu» surdoué à fleur de peau, Clay Spenser, et une analyste de la CIA, Mandy Ellis (Jessica Paré). La série, plutôt bien fichue, permet d’entrevoir une réalité de terrain qu’on connaît mal, mais sans aucune mise en perspective (et desservie par un doublage en dessous de tout), l’hommage patriotique vire à la caricature. Ce qui ne l’empêche pas d’être déjà confirmée pour une deuxième saison.

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