L’Histoire s’écrit maintenant

En Russie, les Diables ont rendez-vous avec le Panama et, surtout, avec eux-mêmes.

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Enfin nous y sommes! Après des mois de palabres, de polémiques, de pronostics fumeux et d’un peu de sport aussi, la Belgique entame la Coupe du Monde de tous les possibles, celle qui peut couronner de succès la génération la plus forte de l’histoire de notre football. Certes, il y a déjà eu le Brésil il y a quatre ans, mais l’aventure carioca était la première prise de contact de nos golden kets avec le foot international de haut niveau et la majorité des cadres de l’équipe n’avait pas encore atteint la plénitude de leurs moyens. Deux ans après le gâchis de l’Euro hexagonal, la compétition russe apparaît comme le révélateur historique d’un groupe comme on n’en connaîtra peut-être plus.

Très loin de nous l’idée de faire des Diables des favoris à la victoire finale mais la qualité d’un tel noyau fait inévitablement naître des attentes élevées. Un grand tournoi international restant une parenthèse incontrôlable où tout est ouvert, avancer un objectif autre que celui de passer les poules serait toutefois hasardeux (tout comme le fait de se passer de son plus valeureux soldat). Premier écueil dans ce triptyque vers la folie des matches couperets: le Panama, un adversaire plutôt obscur qui découvre la Coupe du Monde. A priori, les Diables ne pouvaient rêver mieux pour débuter. Dépourvue de stars et déjà satisfaite d’être là, la Marea Roja (la marée rouge) n’a, sur le papier, rien à perdre dans ce groupe G. Kevin, Eden, Thibaut et les autres auraient pourtant tort de prendre ce match par-dessus la jambe. Souvent plus spectaculaire dans sa dramaturgie que dans le niveau technique, le Mondial est autant une affaire de cœur que de jeu. Et dans un domaine comme dans l’autre, les Diables n’ont pas encore atteint le niveau auquel leur talent les prédestine.

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