Le braquage de l’OM : football, magouille et crime organisé

De 2009 à 2014, l'Olympique de Marseille aurait été sous la coupe du grand banditisme provençal.

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Dans Coup de tête, en 1979, Patrick Dewaere interprète le rôle d’un footballeur de Trincamp, petit club qui dispute la Coupe de France. Peu après avoir bousculé la star locale à l’entraînement, il se retrouve englué dans une affaire de viol. De quoi comprendre qu’on lui en veut et que le fonctionnement du club est contrôlé par les pontes de la ville, du marchand de meubles au patron de la plus grosse entreprise de la région. Dans ce nouvel épisode de Pièces à conviction, le journaliste Jérôme Pierrat prouve que ce genre d’organisation ne possède pas qu’une réalité virtuelle.

Entre 2009 et 2014, l’Olympique de Marseille, neuf fois champion de France et seule équipe française victorieuse de la Ligue des Champions, aurait ainsi été sous l’influence du milieu. Chantages, menaces, rackets… Des dirigeants, joueurs et même supporters auraient été concernés par des agissements illégaux. Depuis 2011 et le début de l’enquête, plusieurs acteurs de l’époque ont été mis en examen comme l’ex-président Jean-Claude Dassier (photo), l’ancien directeur sportif José Anigo, et Jean-Luc Barresi, une figure du milieu marseillais. En tout, 65 millions d’euros, liés à une quinzaine de transferts de joueurs, seraient au centre des débats: montages occultes, faux documents, rétrocommissions pour des « intermédiaires », les soupçons ne manquent pas.

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