Normandie, le business du Débarquement

Depuis 1945, les côtes normandes cultivent le devoir de mémoire et la réussite économique.

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En 2016, les sites et lieux touristiques normands liés au débarquement de 1944 ont accueilli près de 14 millions de visiteurs. Y a pas à dire: la plus grande opération militaire de tous les temps captive les foules et le D-Day constitue depuis longtemps une manne pour l’économie de la région. Ce documentaire dresse une liste pratiquement exhaustive des différents secteurs touristiques pour lesquels la guerre est centrale. Certains commerces se sont ainsi adaptés à la demande: la restauration rapide à base de hamburgers fait son trou pour séduire les cohortes de touristes américains qui débarquent chaque année, des éléments de combat tels que les casques et les parachutes se retrouvent en forme de bonbons ou de biscuits, et le célèbre cricket, cette lame de laiton chromé de forme parallélépipédique qui émet un claquement une fois pressé, constitue la vente N°1 de nombreuses boutiques.

Mais les produits dérivés ne sont pas les seuls à faire tourner les shops, qui représentent de 30 à 33% du chiffre d’affaires des sites touristiques normands. L’authentique a toujours la cote et il est ainsi possible de s’offrir des bras pour antennes de radio pour 40 € ou une plaque d’identité personnelle à la manière des soldats américains pour la moitié. Le tourisme évolue, les méthodes aussi. En lieu et place des traditionnelles galeries et vitrines des musées, on retrouve désormais de plus en plus d’activités interactives. Entre les reconstitutions d’intervention médicales en plein conflit, les tours en hélicoptère pour profiter de la Normandie vue du ciel ou encore le passage dans un simulateur de vol qui termine en crash, les possibilités sont nombreuses. Intéressant, ce documentaire se concentre toutefois très peu sur les chiffres et les réels effets du business du Débarquement.

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