Henry VIII, le plus célèbre divorcé qu’ait connu l’Angleterre

Retour sur la vie matrimoniale mouvementée d'un roi tyrannique.

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Monté sur le trône à 18 ans, Henry VIII n’était pas destiné à régner sur l’Angleterre. Le décès de son frère aîné, Arthur, oblige pourtant celui qui était alors considéré comme le plus beau prince d’Europe à rentrer à la cour. Désormais prince héritier, il célèbre ses noces avec la veuve de son frère, Catherine d’Aragon. Un mariage stratégique pour lequel son père avait bataillé, l’alliance avec l’Espagne étant plus que nécessaire dans le cadre de la lutte avec les Valois et la conquête de la France. Voila donc Henry VIII marié avec Catherine, au début du documentaire en quatre parties consacré aux six mariages du plus célèbre divorcé qu’ait connu l’Angleterre.

Une frénésie matrimoniale qui s’explique par la volonté d’Henry VIII d’engendrer un héritier mâle. De son union avec Catherine d’Aragon naissent six enfants. Une seule survit, la future reine Mary (surnommée Bloody Mary). Un échec pour le roi qui, désireux d’épouser son nouveau coup de foudre – Anne Boleyn – n’hésite pas à répudier sa reine. Un caprice qui provoque par la même occasion le divorce de l’Angleterre avec l’église catholique et donne naissance à l’anglicanisme. La nouvelle épousée donne elle aussi naissance à une future reine, Elizabeth, mais échoue à offrir un fils, provoquant le désintérêt du roi qui pour s’en débarrasser, l’enverra à l’échafaud. Un sort également réservé à Catherine Howard, cinquième femme du séducteur, tandis que la numéro quatre, Anne de Clèves, est simplement renvoyée chez elle. Père d’un fils, Edward, fruit de son troisième mariage, avec Jane Seymour – morte en couches -, Henry VIII termine sa vie aux côtés de Catherine Parr. Ses trois enfants – Edward, Marie et Elizabeth – lui succéderont sur le trône, sans avoir d’héritier, laissant ainsi s’éteindre la dynastie des Tudor.

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