Champions League : une finale d’anthologie

Recordman de la Ligue des Champions, l’ogre madrilène a tout à craindre de Liverpool, dernière équipe à l’avoir battu en finale, il y a 37 ans.

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Avec cinq titres pour Liverpool et douze pour le Real Madrid, la plus prestigieuse compétition européenne, bien que son format favorise aujourd’hui largement les équipes des plus grandes nations (Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie), offre une finale pour le moins alléchante en son cru 2018, puisqu’il s’agit ni plus ni moins de deux des cinq clubs les plus titrés de son histoire.

Disputé pour la première fois dans le stade Olympique de Kiev (70.000 places), ce dernier round nous rappelle qu’au Stade des Princes à Paris, en 1981, unique confrontation entre ces deux équipes en finale, il fallut attendre la 82e minute pour voir le marquoir se décoincer, grâce à un certain Alan Kennedy – furtivement passé plus tard chez nous, au Beerschot! -, qui offrait le sacre à Liverpool. Amer, le Real était pourtant loin d’imaginer qu’il patienterait dix-sept ans pour retrouver une finale, remportée six fois depuis: 1998 (face à la Juventus), 2000 (Valence), 2002 (Leverkusen), 2014 et 2016 (Atletico Madrid) et 2017 (la Juventus, encore).

Liverpool, autant largué en championnat que la saison dernière (quatrième, encore et toujours) mais auteur d’une saison européenne tonitruante, grâce notamment à son trio d’attaquants (29 buts pour Firmino, Mané et Salah, pressenti au… Real, et dont la valeur est estimée à 230 millions d’euros!), peut se permettre de jouer sans le moindre complexe face à la bande à Cristiano Ronaldo (15 buts), et lui empêcher de réaliser un triplé. Quoiqu’il advienne, entre des Galacticos ayant éliminé le PSG, la Juventus et le Bayern Munich et des Reds tombeurs de Porto, de Manchester City et de Rome, on peut franchement parler de 50-50.

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