Koh-Lanta : l’éternel retour des aventuriers

Avec une saison riche en rebondissements et trahisons, Koh-Lanta a frappé fort. Peut-être trop.

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Après 17 ans, Koh-Lanta demeure une valeur sûre aux audiences confortables assurées. mais en baisse quand même. La faute à une usure naturelle (certes raisonnable vu la longévité), accélérée par une surexploitation de la marque. Avec 2 saisons par an, on n’a plus le temps d’avoir envie mais tout le loisir de remarquer le manque de vrais changements, malgré des tentatives de surprendre spectateurs et aventuriers avec une “île au trésor” ou un démarrage à 3 tribus. Il fallait bien une nouvelle saison composée d’anciens pour recréer de l’événement. Le casting fait l’impasse sur les inévitables Freddy, Moundir et Teheiura avec, à l’exception de Clémence, uniquement des premiers retours.

Une saison globalement satisfaisante (mais très menacée et même parfois battue par Candice Renoir) dont un des personnages les plus marquants est le Belge Javier. Un candidat plein d’humour et très bon client qui reproche cependant à la production un “montage à charge” (alors qu’il s’était reconnu dans chaque minute de sa première édition) destiné à le faire passer pour un grand méchant stratège et à masquer que le puissant Yassin l’était tout autant. Une volonté de maintenir les candidats dans le rôle qui leur a été assigné, qui s’inscrit dans une logique plus orientée “télé-réalité” déplorée par un certain nombre d’anciens et probablement due à l’arrivée de la productrice Alexia Laroche-Joubert, véritable papesse du genre. Ce ne serait pas si grave sans les réseaux sociaux et les insultes qu’ils charrient. où une nouvelle étape a été franchie dans l’ignoble avec des menaces, certains allant jusqu’à s’en prendre aux propres filles de Javier. Pour ce véritable passionné de l’émission, qui avait même tiré un livre de sa première expérience, la joie du retour se teinte d’un peu d’amertume.

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