Maman a tort : un havre de paix

Anne Charrier enquête sur les origines d’un enfant, dans un polar normand.

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TF1, France 2 ou encore M6, les romans de Michel Bussi ont capté l’intérêt des chaînes françaises. Et à ce jeu-là, c’est France 2 qui dégaine la première avec l’adaptation en 6 x 52 minutes de Maman a tort. La série expose l’histoire de Malone, trois ans et demi. Cette petite tête blonde affirme à qui veut bien l’entendre que sa mère n’est pas sa mère. Un psychologue, en charge de l’enfant, sollicite alors l’aide de la Commandante du SRPJ du Havre, afin de découvrir la vérité autour de ce petit garçon étrange, aquaphobe et créant le malaise autour de lui. Notamment, auprès de ses parents…

Dès les premières minutes, la série intrigue. Le regard et le visage du jeune Tom d’Ornano accrochent l’image et vous attrapent. L’imaginaire développé autour de l’enfant, à la mémoire bien trop entretenue pour son jeune âge, laisse brièvement ouverte la piste du fantastique. Mais Maman a tort reste un polar, plutôt classique mais bien mené. Les épisodes offrent leur lot de rebondissements efficaces jusqu’à dessiner une trajectoire globale émouvante.

Entourée de Pascal Elbé, Samuel Theis (Fiertés) et Gil Alma (Nos chers voisins), Anne Charrier, qui dégage toujours un équilibre entre la force d’un franc-parler et celle d’une grande sensibilité, se glisse parfaitement dans ce rôle de commandante fragilisée par sa vie personnelle. Face à elle, Camille Lou se révèle. Enfin, le réalisateur François Velle a su mettre en valeur – sur la base du livre du romancier normand, à n’en pas douter – la cinématographie de la ville du Havre. L’architecture d’Auguste Perret et les paysages côtiers prennent pleine part au récit. Plaisant!

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