Steph fait le job, une fois de plus

Stéphane Pauwels retrousse ses manches dans une boulangerie.

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Le fort en gueule fait ce qu’il veut quand il veut sur RTL. Ce soir, il devient boulanger.

Stéphane Pauwels arrive en 2011 sur les antennes de RTL avec l’étiquette revendiquée de tête de lard qu’on aime ou qu’on déteste. Ce qui ne l’a pas empêché d’y faire rapidement figure d’animateur vedette. Jamais remise en cause, son aura le case régulièrement à des moments clés de la programmation, que ce soit à la présentation des matches de Ligue des Champions, avec ses Orages de la vie, Police de la route ou, comme ce dimanche, avec son concept de testeur de métiers. Pourtant, sa grande gueule commence doucement à lasser le public, principalement les soirs de foot européen. Dès que retentit le mythique hymne de la plus belle des compétitions sur Club RTL, les téléspectateurs (dont la majorité connaît mieux le football que lui, c’est un fait) embrasent les réseaux sociaux pour critiquer ses maladresses et ses nombreuses imprécisions.

Pour être bon, Stéphane Pauwels doit être le centre d’intérêt du programme. Si ses Orages de la vie versent dans le pathos, c’est parce qu’il y joue au sauveur des personnalités écorchées vives qu’il rencontre. Un rôle de pommade qui ne lui convient pas, au contraire de celui qu’il endosse dans Steph fait le job. Car tout n’est pas à jeter chez Stéphane Pauwels. Dans un programme qui assume sa propension à se mettre en scène, son personnage de casse-cou prêt à tout tenter pour ses téléspectateurs le rend attachant, et les relations qui se nouent avec ses collègues d’un jour prouvent la sincérité de son empathie. Surtout, son humour et sa spontanéité nous amusent franchement et nous permettent en plus de pénétrer le quotidien souvent ingrat mais fascinant de forains, de boulangers, de déménageurs ou de puéricultrices. Puisse-t-il un jour se contenter de son rôle d’amuseur public et arrêter de s’imaginer journaliste.

 

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