La loi de Marion, treizième volet de la saga « la loi de »

À 50 ans, Sandrine Bonnaire crève l’écran dans ce nouveau téléfilm dramatique.

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Plus présente au cinéma qu’en télé, son aura envahit l’écran quel que soit l’exercice. Actrice, réalisatrice et chanteuse à ses heures perdues, Sandrine Bonnaire a d’ailleurs reçu le Magritte d’honneur (et une standing ovation) en 2018. Le public belge l’apprécie beaucoup et la comédienne le lui rend bien avec La loi de Marion, le treizième volet de la série collection “ La loi de. ”. Josiane Balasko avait ouvert le bal avec La loi de Barbara en 2014. Ensuite, une star reprenait le rôle principal à chaque nouvel épisode, ce qui a donné de très belles fictions avec Gérard Jugnot, Zabou Reitman, Daniel Prévost et plus récemment Charlotte de Turckheim. Pour cette histoire dramatique, Sandrine Bonnaire revêt aussi la toge car elle campe le rôle d’une avocate récemment divorcée, Marion Veyron, confrontée à son ex-mari et ex-patron, Maître Olivier Queyras, lors d’une affaire qu’ils doivent plaider tous deux au tribunal. Après avoir vécu vingt ans sous l’emprise de ce dernier, Marion a trouvé la force de partir et de monter son propre cabinet. Mais le cas qui l’occupe la déstabilise fortement : elle se sent en partie responsable du meurtre d’une femme qu’elle conseillait. Devant la Cour, elle représente la fille de la victime qui s’est constituée partie civile. Quant à la défense du coupable présumé, c’est un avocat qu’elle connaît bien qui s’en charge : Maître Queyras. Samuel Labarthe est absolument convaincant dans le rôle de l’ex glaçant et dominateur. Sandrine Bonnaire, fidèle à elle-même, tire son épingle du jeu en gardant un calme olympien. Entièrement tourné à Angoulême, ce téléfilm était un projet idéal pour la comédienne de 50 ans, qui est également marraine d’un institut médico-éducatif de la région.

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