Enfants du hasard, loin des beaux discours

Les enfants du hasard suit une année scolaire dans une classe de 5e et 6e primaires de Cheratte. Simple et magnifique.

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Le drone contourne le charbonnage qui surplombe la ville. Puis il pique du nez, vers des enfants, dans une cour de récré. Les héros, ce sont eux, ces mômes qui grandissent à l’ombre de la mine désaffectée. Mais sous le regard bienveillant de Brigitte, leur institutrice. 30 ans de métier… et un savoir-faire imparable. Cette dame, qui sait gronder pour de faux et réconforter quand il faut, incarne l’engagement des enseignants. Dans sa classe organisée en îlots, on apprend à distinguer un pronom d’un verbe, à calculer les aires, on reçoit son bulletin… Mais les apprentissages vont bien au-delà.

Saisons après saisons, de réunions de parents en voyage scolaire, la caméra empathique filme le véritable boulot de l’école. L’école ascenseur social, l’école du vivre-ensemble, l’école qui fait du bien. Les petits-enfants des mineurs arrivés de Turquie ne connaissent pas leur histoire. Pourquoi les grands-parents ont-ils quitté la Turquie? Comment l’ont-ils fait? Pour le cours d’éveil, on réalise l’arbre généalogique, puis on interviewe les grands-parents. Cela donne lieu à des séquences magiques, où les racines poussent, le lien avec la Belgique se renforce, le passé est valorisé par le courage des mineurs. Brigitte travaille aussi le présent. Tout part des enfants, ils s’expriment sur leur religion, le harcèlement scolaire ou les attentats du 22 mars. Les clichés volent en éclats. Thierry Michel et Pascal Colson ne tombent jamais dans la condescendance, dans le misérabilisme, dans l’angélisme. Leur film a remporté un succès mérité en salles comme dans les festivals. Sans doute parce qu’ils captent la vie vraie et qu’elle est plutôt belle.

Le drone contourne le charbonnage qui surplombe la ville. Puis il pique du nez, vers des enfants, dans une cour de récré. Les héros, ce sont eux, ces mômes qui grandissent à l’ombre de la mine désaffectée. Mais sous le regard bienveillant de Brigitte, leur institutrice. 30 ans de métier… et un savoir-faire imparable. Cette dame, qui sait gronder pour de faux et réconforter quand il faut, incarne l’engagement des enseignants. Dans sa classe organisée en îlots, on apprend à distinguer un pronom d’un verbe, à calculer les aires, on reçoit son bulletin… Mais les apprentissages vont bien au-delà.

Saisons après saisons, de réunions de parents en voyage scolaire, la caméra empathique filme le véritable boulot de l’école. L’école ascenseur social, l’école du vivre-ensemble, l’école qui fait du bien. Les petits-enfants des mineurs arrivés de Turquie ne connaissent pas leur histoire. Pourquoi les grands-parents ont-ils quitté la Turquie? Comment l’ont-ils fait? Pour le cours d’éveil, on réalise l’arbre généalogique, puis on interviewe les grands-parents. Cela donne lieu à des séquences magiques, où les racines poussent, le lien avec la Belgique se renforce, le passé est valorisé par le courage des mineurs. Brigitte travaille aussi le présent. Tout part des enfants, ils s’expriment sur leur religion, le harcèlement scolaire ou les attentats du 22 mars. Les clichés volent en éclats. Thierry Michel et Pascal Colson ne tombent jamais dans la condescendance, dans le misérabilisme, dans l’angélisme. Leur film a remporté un succès mérité en salles comme dans les festivals. Sans doute parce qu’ils captent la vie vraie et qu’elle est plutôt belle.

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