Bobby Kennedy, derrière le mythe

1968. L’assassinat de Bobby Kennedy coupe court aux espérances de l’Amérique.

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En cette période de commémoration de mai 68, il est aisé de parler de Robert F. Kennedy. Le sénateur de New York, candidat aux primaires démocrates, est mort, assassiné à Los Angeles, le 6 juin 1968. Il représentait alors l’espoir d’une contestation en marche. L’histoire mythique des frères Kennedy, on la connaît. Robert, le frère cadet, était le grand artisan de l’élection de John Kennedy à la présidence des États-Unis, avant de devenir son ministre de la justice. Jusqu’au traumatisme national du 22 novembre 1963… Que reste-t-il alors des inimitiés envers Jimmy Hoffa et L. B. Johnson? Patrick Jeudy (spécialiste de la famille Kennedy) propose un portrait documenté de Bobby Kennedy à la lumière des cinq dernières années de sa vie. Période où l’homme politique charismatique est né. Temps où il est sorti de l’ombre de son frère, en se libérant de son aura, pour enfin créer son propre mythe. Le fervent catholique, père de onze enfants, s’émancipe et s’associe à la lutte des droits civiques et au combat contre la grande pauvreté de la population afro-américaine. Bobby Kennedy, le rêve brisé de l’Amérique mais l’icône intacte.

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