Touche pas à ma pasta

Coûte que coûte révèle que nos spaghetti préférés sont made in Belgium!

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Tu parleras au téléspectateur par le ventre et la défense des goûts de son enfance”, dit Moïse à Philippe Malherbe. Descendu de la montagne, il transmit la Loi à ses disciples journalistes. Après le chocolat, ce 30 mars, l’équipe rassemble donc le peuple de ses fidèles autour du macaroni jambon-fromage. Un choix intelligent, puisque le Wallon en consomme 8 kilos par personne par an (ce qui semble ridiculement peu), soit deux fois plus que ses compatriotes flamands. Les pâtes, ça nous parle. Surtout que l’on découvre que nos préférées sont bien de chez nous! Le leader de notre marché, c’est en effet Soubry. Et c’est à ce petit miracle que l’on va s’intéresser ce soir. Soubry, c’est une entreprise toujours familiale, créée à Roulers en 1921 et qui résiste, encore et toujours aux Goliath que sont le français Panzani ou le rital Barilla.

Comment le petit David tient-il face à ces géants du marketing? La leçon impressionne et, espérons-le, servira d’exemple aux autres. Si Soubry raisonne avec les souvenirs de soupe et de vermicelles de chacun d’entre nous, si le fameux petit bonhomme à toque est reconnu par la majorité de la population au premier coup d’œil, c’est en saisissant la modernité au vol que l’industrie a assuré sa pérennité. Soubry agit tous azimuts. En rachetant d’autres boîtes, moins fortes, comme Anco. En restant à la pointe de l’innovation. En gardant ses standards de qualité. Et en surfant sur l’air du temps, plutôt défavorable aux carbonaras du soir. Aujourd’hui, les pâtes, c’est le mal, ou tout au moins une nourriture sujette à caution. Alors pour les régimes, Soubry sort des pâtes complètes, à indice glycémique bas. Pour les phobiques du blé, Soubry intègre la farine d’épeautre. De la “niche” qui cartonne. 26 minutes de résistance!

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