Bienvenue au Domaine des dieux

Alexandre Astier livre une adaptation certifiée conforme à l’histoire et à l’ADN d’Astérix et Obélix.

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50 av. J-C. César décide de construire une résidence luxueuse, le “Domaine des Dieux”, à côté du village des hommes d’Abraracourcix, histoire de les appâter avec le confort d’une vie oisive et de les mettre enfin au pas. Après avoir donné sa vision archi-comique de la légende d’Arthur (on y revient!) avec Kamelott, Astier s’attaque à un monument de la BD, Astérix et Obélix, adapté jusqu’ici sans génie au cinéma (hormis le réussi Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre d’Alain Chabat). Et pour coller au plus près du style Uderzo/Goscinny, l’acteur-réalisateur a choisi l’animation, en compagnie de Louis Clichy, ex de Pixar. Ainsi libérés du “live”, quand nos gaillards avalent la potion magique, ils carburent comme dans les phylactères: à la vitesse supersonique! Le trait est rond, vif, plein de drôlerie, les dialogues sont savoureux, tout y est jusqu’aux running gags attendus du genre “Qui est gros?” d’Obélix. Mini-bémol: le cinéaste a dû brider son humour pour satisfaire l’idée fixe de producteurs de vendre leur film au plus grand nombre. Difficile de faire bonne mine après ça, mais sa patte est reconnaissable et cela augure sûrement du meilleur pour la suite: Astérix est devenu en effet un peu le domaine d’Astier.

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