Capitaine Marleau: ni flic ni soumise

Championne des vannes et des audiences, la Capitaine Marleau is back. Avec des guests qui tuent: Laura Smet et David Suchet.

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La revoilà, notre Marleau, toute chapka en tête (“L’habit ne fait pas le flic”, affirmait-elle dans un précédent opus)! Si la RTBF diffuse toujours la série (en primeur), il semblerait que le ton par trop provoc des dialogues ait refroidi notre vénérable institution. Fini la coproduction. Quoi, on ne peut pas dire “Un jeune sans portable, c’est comme un actionnaire sans licenciements, ça peut pas survivre?” ni appeler la police scientifique « les cotons tiges »? Quand on songe qu’il y a peu, capitaine, ma capitaine, fredonnait en contrebasse “Ne la laisse pas tomber, être une flic libérée, tu sais c’est pas si facile.” Heureusement, France 3 ne tue pas sa poule aux œufs d’or, sa recordwoman d’audiences, qui lui valut de battre TF1 cet automne et poursuit ses aventures avec Sang et lumière, le dixième épisode de la gendarme – en balade – déjantée du petit écran.
La recette de Josée Dayan n’a pas varié (et c’est heureux): son enquêtrice est plongée dans des paysages sublimes de la France rurale et, comme toujours, bien entourée. Ici, tout se passe en Dordogne. Et, après Depardieu père et fille, Victoria Abril, Yolande Moreau, Sandrine Bonnaire, Pierre Arditi, Charles Berling ou Michel Blanc, ce sont Laura Smet et David Suchet qui donnent la réplique à l’inénarrable Corinne Masiero. Idée géniale, plutôt que de faire comme si l’acteur était un personnage comme un autre, notre Hercule Poirot se retrouve à incarner un détective britannique retraité qui n’est parfois pas sans rappeler Miss Marple et qui va considérablement agacer notre forte tête. Quant à l’intrigue, elle s’articule autour d’un enlèvement mystérieux, dans un village, d’une ancienne journaliste épouse du maire. S’en suivront d’autres affaires. Et notre content de catchlines. On ne s’en lasse définitivement pas!

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