Le diable s’habille en Pampers

Avec Baby Boss, Tom McGrath réalise une jolie fable sur la rivalité fraternelle.

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Tim, 7 ans, a du souci à se faire. Il va bientôt découvrir son petit frère et ne sera plus le roi de la maison. Alors quand il voit arriver ce bébé sapé comme un boss de la mafia avec la voix d’Alec Baldwin, il doit se rendre à l’évidence: la partie sera très serrée. Avec ce pitch dingo en diable, les studios Dreamworks ont de quoi surfer tranquillement sur les plates-bandes de Disney/Pixar. D’autant que la grande force du film tient dans sa faconde de “traduire” à l’écran l’imagination débordante des enfants, multipliant les effets comiques (un simple bain se transforme en un combat acharné pour sauver ses parents d’un requin pas commode).
Débutant avec la joliesse de la fabrique à bébés, Baby Boss prend tout d’un coup un tour inattendu, s’habillant de couleurs plus vachardes lorsqu’il s’agit de planter la confrontation des frères ennemis, où aucun des deux ne se fait de cadeau. Dommage toutefois que le cinéaste reprenne les rails d’une histoire très classique du combat mené pour l’unité de la famille, les meilleurs moments étant assurés par une férocité par instants franchement jubilatoire. Mais ne boudons pas notre plaisir pour si peu: voilà un dessin animé qui fait réfléchir en riant sur cette peur tenace de ne plus être aimé de ses parents.
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