Du plastique à la dérive

Le plastique c'est pratique mais ça peut aussi être dramatique. Enquête sur une menace écologique.

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Fléau écologique presque sans équivalent, la popularité du plastique n’a d’égal que les ravages qu’il cause sur l’environnement. Il suffit de voir le nombre de documentaires qui lui sont consacrés pour s’en rendre compte. Même s’il a un goût désagréable de déjà-vu, Plastique partout reste donc nécessaire face à une menace environnementale et sanitaire qui ne cesse de croître. Un œil sur les chiffres suffit à donner le tournis. Devenues incontournables dans à peu près tous les domaines, les matières synthétiques ont vu leur production s’accélérer à vitesse grand V ces dernières années. En 1950, on en fabriquait 2 millions de tonnes annuellement. 65 ans plus tard, on atteint presque les 380 millions de tonnes. Plus parlant encore: la moitié du plastique fabriqué l’a été dans les quinze dernières années.

Une fois devenus des déchets, on estime que ces matières finissent à 79% dans des décharges de plein air ou directement dans la nature. Pas étonnant quand on sait que 2 milliards d’êtres humains n’ont pas accès à un système de traitement des déchets. Sans une action coordonnée à grande échelle, le problème pourrait virer à la catastrophe. Redoutable parce que très résistant, le plastique progresse de façon exponentielle dans les mers et les océans. À ce rythme, il y aura douze milliards de tonnes de plastique voguant sur les flots du globe soit davantage que de poissons… Pourtant des solutions existent comme la mise en place d’un système de consignes pour les bouteilles en plastique, à la manière de ce qui se fait déjà dans certains pays nordiques. Mais comme souvent, les surpuissants lobbies font régner la loi du marché. Ce qui n’empêche les initiatives de voir le jour dont celle de Merijn Tinga qui sensibilise en faisant du surf sur une planche faite de déchets.

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