Dans la peau de l’ours, avec Antoine Duléry et Chanee

Antoine Duléry ne sortira pas indemne de sa rencontre avec les ours du Cambodge.

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Se mettre dans la peau de l’ours: voilà le premier conseil que Chanee a donné à Antoine Duléry (son nouveau partenaire après Muriel Robin), sur l’embarcation qui les mène tout droit vers le massif des Cardamomes. L’acteur est ravi: on ne lui a encore jamais proposé ce rôle au cinéma. Quelques jours auparavant, ce bon père de famille a quitté la Bretagne avec une idée en tête: sensibiliser ses deux fils à la protection des animaux. Alors tel un Indiana Jones des temps modernes – dans sa tête du moins -, il a parcouru 10.000 km pour sauver le monde. Ou les animaux. Ou juste un ours. Un ours, c’est déjà ça. “Personne autour de moi ne savait qu’il y avait des ours au Cambodge. Je l’ignorais également”, confie-t-il en chemin.

L’aventure débute dans la jungle. Ce sanctuaire pour les animaux a servi de refuge aux déserteurs du régime sanguinaire des Khmers rouges dès la fin des années 70. Les ours noirs d’Asie et les ours des cocotiers y ont établi leur habitat naturel, en haut des arbres où ils confectionnent leur nid. Mais depuis quelques décennies, les chasseurs et les braconniers les exterminent petit à petit, mettant gravement en péril la survie de l’espèce. Chanee a mis sur pied le plus vaste programme mondial de protection animale. Par le biais de sa notoriété, Antoine Duléry s’érige en messager de son combat pour la défense des ours du Cambodge, victimes de cruelles exploitations et de tortures. Dans un orphelinat de Phnom Penh, l’apprenti sauveur fera la connaissance de Sorya, une oursonne de six mois qui a perdu ses parents dans des conditions atroces. Antoine Duléry aidera la petite rescapée à surmonter son traumatisme avec l’espoir qu’un jour, elle retrouve la liberté. Impossible de rester insensible à ces images durant près de deux heures.

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