Roches noires, le thriller qui nous emmène en Savoie

Pas de surprise avec ce téléfilm policier français qui applique toutes les règles du genre.

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Cela pourrait presque être un cas d’école pour scénaristes qui cochent toutes les cases. D’abord: le cadre. Une région française qui rappelle des souvenirs de vacances aux téléspectateurs, mais abrite aussi des coins sauvages aussi beaux qu’inquiétants. Ici la Savoie. Excellent choix, la Savoie. On n’a pas vu trop de séries qui s’y déroulent, et l’univers glacé a un petit côté polar scandinave très tendance. Ensuite l’héroïne. Une jeune femme qui a vécu des choses douloureuses, et retourne par la force des choses sur les lieux de son enfance. Elle y a quelques repères, mais on la sent étrangère à cet univers qui a évolué sans elle. Du moins au début. Dans Roches noires, quand Lisa Campion revient au village où elle a grandi – et où vit toujours son père, un ancien gendarme – elle fuit une rupture difficile. D’ailleurs (message subliminal) pour se vider la tête, elle court.

Il faut (au moins) un mort, bien sûr. Ici c’est le corps d’un enfant, que Lisa trouve au hasard d’une de ses courses en montagne. Et qui va lui permettre de rencontrer le héros, forcément enquêteur, en l’occurrence le capitaine Beauregard. Ils veulent comprendre tous les deux, et ne s’accordent pas tout de suite sur une collaboration qu’on sait inévitable. La suite mêlera l’émotion suscitée par la découverte du petit Guillain, la méfiance des villageois qui ont presque tous des choses à cacher, et le parcours qui réconciliera Lisa avec son père et peut-être avec elle-même. Dernière étape cruciale: le casting, très réussi, puisqu’il réunit plusieurs stars télé: Flore Bonaventura (La source), Grégori Dérangère (La loi d’Alexandre), Jérôme Anger (Enquêtes réservées), Carole Richert (Clem) et notre compatriote Charlie Dupont (Hard, Il était une fois, une fois). C’est ce qu’on appelle un sans-faute. En tout cas sur papier…

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