Et si on assistait à un concert de Queen?

Retour sur un moment charnière de la carrière de Queen et Bob Dylan.

queen_arte

L’avantage avec les légendes, c’est qu’elles sont une source d’exploration inépuisable. La preuve ce soir avec un double épisode de Pop Culture consacré à deux monuments de la musique contemporaine. À ma gauche, Queen, groupe de rock anglais emblématique qui a fait chanter les stades et claquer les mains sur des tubes devenus des standards. À ma droite, Bob Dylan, empereur incontesté de la folk, icône plurigénérationnelle et accessoirement Prix Nobel de Littérature. Que peut-on encore bien raconter sur ces gens-là en 2018? Retracer leur parcours aurait été une entreprise aussi éculée que gigantesque.

Les deux documentaires de ce soir ont donc choisi l’option de se pencher sur des moments clés de ces carrières gargantuesque. La soirée commence donc par Rock The World qui s’ouvre en 1977. Queen sort un nouvel album “News of the World”. Comme à son habitude, la bande à Freddy Mercury fracasse tout sur ses terres anglaises. Prophètes en leur pays, les quatre garçons décident de voir plus grand et rêvent de s’offrir le marché américain. Un challenge que décide de suivre Bob Harris de la BBC qui embarque dans le transatlantique caméra en soute. Concerts, répétitions, intimité du groupe, il ne perd pas une miette de la tournée mais le film ne voit pas le jour. Il faudra attendre quarante ans et des millions de milliards d’écoutes de We Are The Champions et We Will Rock You pour voir Christopher Bird achever cet American Dream.

À peu près à la même époque, Dylan tente un autre pari qui va désarçonner ses fans. Fini la provoc’, Zimmerman a trouvé la foi et le chante haut et fort sur trois albums. Toujours aussi intéressant musicalement, cette révélation chamboule ses fans et ses proches qui ne reconnaissent plus Zimbo. Plus concert entrecoupé de réactions à chaud que documentaire classique, Trouble No More (à 23h25) plaira surtout aux fans de l’ami Dylan. Et de l’excellent Michael Shannon qui s’est glissé dans la peau d’un prêtre le temps de quelques sermons aussi surprenants que contextualisant.

Sur le même sujet
Plus d'actualité