Mai 68, les coulisses de la révolte : le temps des idéaux

Il y a tout juste cinquante ans, s’enflammait la jeunesse. Souvenirs d’une révolution printanière presque oubliée.

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Parmi les nombreux slogans nés dans le brouhaha de la rue en mai 68, il y eut “Fermons la télé, ouvrons les yeux!” Mais c’est bien devant notre petit écran, ce dimanche, qu’il va falloir écarquiller les mirettes pour comprendre les enjeux de cette révolte dont aujourd’hui, justement, il reste surtout l’écho des mots, mais un peu moins celui des idéaux. Car l’air de rien, les raisons de la colère étaient plus complexes qu’on ne le pense. La jeunesse en voulait au capitalisme et au consumérisme, bien sûr. Mais elle avait aussi une dent contre le pouvoir politique en place, qui donnait une image surannée de la société et semblait ne pas voir que le monde avançait. Comment les cris sont-ils nés? Pourquoi l’arrivée à l’âge adulte des baby-boomers de l’après-guerre ont-ils éprouvé un soudain besoin de renouveau? Qu’est-ce qui a provoqué l’étincelle dans les universités françaises, avant que le mouvement ne gagne des pays comme l’Allemagne, l’Italie, ou même le Brésil et le Japon? Qui a scandé qu’il était interdit d’interdire, ou qu’il fallait faire l’amour au lieu de la guerre?

Ce sont les questions lancées par le documentaire Mai 68, les coulisses de la révolte, qui interroge de nombreuses personnalités impliquées dans cette tumultueuse tempête contestataire. Entre Romain Goupil, Édouard Balladur, le petit-fils du général de Gaulle ou l’inévitable Daniel Cohn-Bendit – jadis plus connu sous le nom de “Dany le Rouge” -, les paroles se libèrent sur ce que fut ou sur ce qu’aurait dû être ce fabuleux printemps plein d’énergies. Dans le fond, ce n’était peut-être qu’un début, et un demi-siècle plus tard, qui sait s’il ne faut pas se préparer à continuer le combat…

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