Reporters: Plats cuisinés: un nouveau scandale?

5 ans après le lasagnegate, Reporters scrute le contenu des barquettes. Et rien n'a changé?

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En 2013, Findus annonce avoir retrouvé 100 % de viande de cheval dans ses lasagnes pur bœuf. L’industriel agroalimentaire accuse son fournisseur, qui renvoie la balle vers la filière de l’abattage. Un jeu de dominos effarant. S’ensuit un scandale qui touche toute l’Europe et concerne 4,5 millions de plats préparés (soit quasi 10 millions de convives). Presque toutes les marques ratent les analyses ADN. On apprend que ça dure depuis 2007. Aujourd’hui, qu’en est-il? Michaël Miraglia et l’équipe de Reporters ont mené l’enquête chez divers intervenants du secteur, mais aussi chez de vrais bouchers, pour faire parler les protagonistes de la viande chez nous.

Leurs paroles nous éclairent et nous mettent face à la réalité. Parce qu’on a eu beau crier il y a cinq ans, force est de constater qu’aucun système de contrôle obligatoire n’existe. Les politiques ont annoncé des mesures. Mais rien n’a suivi. Après la tempête, le sujet est retourné dans l’oubli. Tracer un animal du pré au micro-ondes reste difficile. On consomme toujours des plats à base de “minerai de viande” (agglomérat de muscles et de restes d’abattage, beurk!), acheté loin, à bas prix. Si les analyses récentes ne montrent plus d’ADN équin déguisé en vache, il reste toujours aussi difficile de lire et décrypter les étiquettes, et les préparations ne sont sans doute pas meilleures qu’avant pour la santé. L’industrie alimentaire a su trouver d’autres manières de dégager du profit, toujours plus, sans trop se soucier de ce qu’elle nous fait avaler. Une grande enquête salutaire, qui donne envie de cuisiner son souper avec des produits locaux et de saison. Puis de rire face aux images de bons petits plats artisanaux façon grand-mère qui ornent les cartons de hachis parmentier ou de burgers des rayons surgelés.

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