Complément d’enquête étudie le scandale Lafarge

L'entrprise Lafarge, grosse cimenterie française, est accusée d’avoir financé le terrorisme.

complement_lafarge_belga

L’affaire dans laquelle nous plonge ce nouveau Complément d’enquête est sans précédent. Un groupe du CAC 40 coupable de pactiser avec le groupe terroriste le plus tristement célèbre de la planète pour pouvoir faire son beurre tranquillement… On croit rêver. C’est pourtant ce qui est reproché au cimentier Lafarge qui a accepté de verser plusieurs milliers d’euros chaque mois à des organisations terroristes dont Daesh pour avoir la paix dans une de ses usines syriennes. Le versement de cette “obole”, comme le nomme lui-même le directeur des opérations du groupe en Syrie, aurait duré plusieurs années et l’argent aurait nourri les caisses de différentes factions armées de la région. 

Mais ce n’est pas le seul fait reproché au groupe ardéchois. Le géant de la construction aurait également financé les activités de ces groupes en leur achetant du pétrole, et mis la vie de ses employés en danger dans le seul but, une fois encore, de poursuivre ses activités. De lourds soupçons pèsent même sur le ministère des Affaires Étrangères qui aurait été au courant de la situation de l’usine. Les équipes de Thomas Sotto ont enquêté sur le sujet pendant un an. Dépêchées jusqu’aux abords de l’usine du scandale, elles en ont ramené des témoignages d’anciens employés qui racontent les conditions terribles dans lesquelles ils ont dû continuer à travailler au cœur d’une des zones les plus dangereuses du globe. Dans cette investigation qu’on nous annonce explosive, le cimentier et le Quai d’Orsay devraient en prendre plein la vue avec la publication de documents à charge inédits..

Plus d'actualité