Clair Obscur: Manu Katché

Le batteur nommé Katché accepte le jeu du portrait. Forcément éclairant.

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Il a prêté ses baguettes aux plus grands: de Sting à Peter Gabriel, en passant par Michel Jonasz ou Tracy Chapman. Autant d’artistes réputés pour l’exigence qu’ils accordent à leurs sonorités et leurs tempos façonnés pour traverser les frontières. Beaucoup prétendent que Manu Katché est l’un des batteurs les plus doués de sa génération. La bonne nouvelle, c’est que c’est aussi l’un des plus sympas, mais aussi l’un des plus humbles. Des qualités qui rendent d’autant plus agréable l’entretien rythmé par Sébastien Folin dans le quatrième numéro de Clair obscur. Toujours tournée dans les fameux studios Harcourt où les stars de ce monde sont shootés à la pelle et à la pellicule noire et blanche lumineuse, l’émission retrace le parcours de celui qu’Inès de La Fressange qualifie de “dandy relax”. Casquette sur le crâne et Converse aux pieds, l’ex-juré de Nouvelle Star raconte son enfance modeste dans la banlieue parisienne, son initiation à la danse classique – sa mère, qui rêvait d’avoir une fille, l’y a inscrit à l’âge de 5 ans -, son envie de devenir rugbyman brisée à cause d’un souffle au coeur, et surtout son salut trouvé grâce à la musique – d’abord, le piano, puis les drums. Un itinéraire tout en contrastes, peint ici avec mesure.

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