Cinq suspects, un coupable?

Dans False Flag, l’enlèvement d’un politique iranien sème le doute en Israël, où cinq citoyens lambda sont accusés.

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Après Hatufim (la série qui a donné naissance à Homeland) et Hostages, les Israéliens démontrent à nouveau leurs qualités scénaristiques avec False Flag. Deux semaines après l’enlèvement du ministre de la défense iranien dans un hôtel de Moscou, les autorités russes accusent le Mossad d’avoir organisé l’opération. Cinq citoyens israéliens sont désignés comme les auteurs du crime. Leurs photos circulent alors en masse dans les médias, et c’est avec surprise (semble-t-il) que ces cinq personnages découvrent leur visage dans les journaux télévisés. Tous paraissent innocents, mais peu à peu certains de leurs gestes sont suspects et plongent le téléspectateur dans le doute. Qui sont-ils vraiment?

Ben, le père de famille chimiste, Asia, l’institutrice, Natalie, la future mariée, Emma, l’expatriée anglaise et Sean, le globe-trotteur, sont-ils victimes d’une machination, ou cachent-ils bien leur jeu? False Flag (en référence à l’expression « sous faux pavillon », désignant une action menée en utilisant des marques de reconnaissance de l’ennemi), ou Kfulim (titre original) est inspirée librement du véritable assassinat de Mahmoud al-Mabhouh, haut dignitaire du Hamas, dans un hôtel de Dubai. Présentée en avant-première mondiale lors du Festival du Film de Berlin en 2015, elle a remporté le Prix du public de la Meilleure série au festival Séries Mania de Paris en avril de la même année. Une récompense méritée pour une série qui a tout d’une grande, malgré un budget limité. Comme ses glorieuses prédécesseures, elle a déjà été rachetée par la télévision américaine (Fox International) dont la version est toujours en développement. De leur côté, Maria Feldman et Amit Cohen, les créateurs de Kfulim, travaillent à une deuxième saison.

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