Hep taxi! Isabelle Carré : Se souvenir des vieilles choses

Entre deux films, Isabelle Carré a écrit un livre où elle dit tout. Extraits choisis dans Hep taxi!

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L’exercice n’est jamais simple, mais quand on se l’impose, c’est qu’il provient d’un besoin: la comédienne Isabelle Carré a décidé d’écrire un roman, Les rêveurs, dans lequel elle revient sur son enfance, ses rôles, ses non-dits. Parce que ses lumières, on les connaît déjà: une cinquantaine de longs métrages qui l’ont menée vers Alain Resnais, Anne Fontaine, François Ozon ou Bertrand Tavernier, et surtout un César récolté pour Se souvenir des belles choses.

Mais les fameuses parts d’ombre, elles, étaient jusqu’ici restées bien cachées: des parents tiraillés entre aristocratie et prolétariat, un père homosexuel qui a mis longtemps à s’assumer, ou une tentative de suicide – à l’âge de 14 ans – qui lui a ouvert les yeux au lieu de l’ensevelir. C’est de tout cela dont parle son livre, soit le chemin qui l’a guidée vers le cinéma et ce passé fragile qui, depuis précisément trois décennies, l’aide à incarner des émotions. Ce dimanche, dans Hep taxi!, Isabelle Carré remonte le temps en évoquant aussi bien l’art de se relever que celui d’oser. Toujours avec cette espiègle humilité qui fait d’elle une femme portée par des vents contraires et ce leitmotiv – tatoué dans sa filmographie – prétendant que “ça ira mieux demain”.

 

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