Thalassa: De Cordouan à Capbreton, un littoral en mouvement

Marée après marée, la Côte d’Argent évolue sous les coups de boutoir de la mer et du vent.

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C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme. Juste mais incomplète, cette ligne de Renaud oublie de dire que l’océan ne fait pas de différence dans ce qu’il emporte sur son passage. Elle sied néanmoins parfaitement à ce nouvel épisode de Thalassa qui nous emmène en balade le long de la Côte d’Argent dans le sud-ouest de la France. Paradis des surfeurs qui viennent y chasser les rouleaux créés par la houle, le littoral aquitain est le cadre du combat que se livrent les éléments sous le regard humble mais pas impuissant des hommes. Inlassablement battue par les flots argentés de l’Atlantique qui lui ont valu son nom, elle change de visage en permanence sous la pression de l’eau et du vent. Et si son front de côte ne cesse d’être rogné par l’érosion, elle gagne aussi, ci et là, quelques bancs de sable, quelques îles, dont on ne sait pas s’il faut leur donner un nom, rien ne leur garantissant un destin durable dans le grand dessein de l’océan.

Au milieu de ce spectacle sans en être le centre, vivent des humains que le magazine de la mer a rencontrés. Chacun d’eux trouve une façon de braver les forces de la nature comme les sapeurs-pompiers qui refusent d’abandonner au grand bleu les nageurs égarés. Ou Delphine Trenta Costa qui capture les mouvements de la côte après chaque tempête comme un “time-lapse” poétique de cette nature qui se transforme. Ou encore Benoît Bartherotte qui a engagé une lutte frontale contre l’avancée inexorable de la mer. À renfort de dizaines camions de sable, il a bâti la plus grande dune privée d’Europe sur sa propriété du Cap Ferret, refusant de considérer le combat perdu d’avance. De la Gironde à Capbreton, Fanny Agostini nous dévoile cette côte qui vit et qui meurt.​

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