Jean-Michel Basquiat, la rage créative

Des graffitis du subway aux salles de vente prestigieuse, retour sur l’icône de l’underground new-yorkais.

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Avec une de ses toiles vendue pour la coquette somme de 110,5 millions d’euros l’an dernier, Jean-Michel Basquiat est devenu l’artiste américain le plus bankable de l’histoire. Seuls Munch, Picasso, Modigliani, Giacometti et Bacon peuvent se targuer de peser plus que le New-Yorkais. Pourtant, rien ne prédestinait le peintre d’origine portoricaine à tutoyer les sommets chez Sotherby’s et rejoindre pareil club. C’est sous le personnage et la signature de SOMO, pour Same Old Shit – on vous laisse traduire – que le jeune homme fait ses premières armes. Bien avant l’avènement de Banksy ou Shepard Fairey et la récupération de la vague street art par les galeries, le gamin trouve dans le graffiti le moyen d’exprimer sa créativité bouillonnante. Une formation libre et autodidacte qui colle bien à l’âme rebelle et au désir de casser les codes qu’on retrouve dans le foisonnement de techniques dont il use sur la toile. Très vite son style novateur et underground séduit jusqu’à Andy Warhol qui prend sous son aile la nouvelle coqueluche de Big Apple. Trop vite peut-être. À seulement 27 ans, le génie hyperactif succombe à une overdose et rejoint un autre club, celui des Cobain, Morrison, Joplin, Hendrix,…

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