Le film du jour: Les gardiens de la galaxie 2

Un bestiaire dingo, de l’humour à gogo et une maestria visuelle décoiffante…, ces Gardiens de la galaxie sont partis pour faire aussi bien que Star Wars.

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Quand on a vu arriver cette équipée galactique de bras cassés d’où ressortait la trogne sympa d’un… raton laveur nommé Rocket armé d’un laser, on doit confesser avoir eu un peu peur que ces Gardiens de la galaxie mettent à mal la crédibilité de Disney/Marvel, numéro un des franchises sérieuses et ambitieuses de super-héros issus de comics. Une crainte vite balayée devant ces super-losers flamboyants maniant aussi bien leur panel d’armes en tout genre qu’un humour décomplexé à se taper le derrière par terre. On avait là un mélange fou et inattendu de grande aventure de science-fiction fichtrement addictive et de space opera pop et chatoyant qui ne lésinait en rien sur ses prouesses visuelles. Bref, de la bombe!

Pour cette deuxième aventure, pas de panique, on reprend les mêmes et on recommence. On reprochera juste à James Gunn d’avoir surtout ajouté de la TNT pour faire gonfler encore cette superproduction qui n’en demandait pas tant au détriment d’un scénario un peu paresseux. En gros, la bagarre de nos super-héros irrévérencieux contre un ennemi encore plus puissant, alors que se jouent en coulisses quelques révélations sur le paternel de Quills, offrant un mix étrange et franchement jubilatoire entre La guerre des étoiles et le kitsch naïf assumé du Flash Gordon de Mike Hodges du début des années 80.

S’il laisse un peu trop de côté son histoire, Gunn s’applique toutefois à étoffer ses personnages avec un tel plaisir et une telle générosité que l’on en vient à oublier qu’on ne comprend pas tout. L’essentiel est là: ce voyage explosif et formidablement fun met une sacrée volée aux blockbusters super-héroïques dépourvus d’imagination qui traversent aujourd’hui trop souvent nos écrans.

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