L’empereur est de retour

Douze ans après La marche de l’empereur, le manchot reprend son voyage initiatique sous l’objectif de Luc Jacquet.

empereur_be

Luc Jacquet et les oiseaux polaires c’est une longue histoire. Au début des années 90, le réalisateur qui ne l’est pas encore participe au tournage du documentaire Le cercle des pingouins en tant que caméraman quand il croise pour la première fois la route du volatile des glaces. L’expérience vire au double coup de foudre: un pour le cinéma et un pour l’animal.

Deux passions qui l’emmèneront jusqu’aux Oscars en 2006 dont il repart avec la statuette du meilleur documentaire pour La marche de l’empereur avant d’obtenir la reconnaissance nationale aux César. Onze ans après cette folle nuit, le Français est de retour avec une suite des aventures de l’oiseau polaire qui n’en est pas vraiment une. Moins anthropomorphiste que son aîné, L’empereur accompagne un petit manchot qui part à l’assaut de la vie. Dans le rôle du narrateur, son père se souvient des premiers pas de sa progéniture et de tous les obstacles qu’il faut surmonter pour vivre dans un Antarctique hostile.

Le commentaire a été confié à Lambert Wilson qui succède au trio Romane Bohringer-Charles Berling-Jules Sitruk. Un choix de sobriété qui laisse plus de place aux splendides scènes de vie de ces infatigables randonneurs de la banquise. C’est d’ailleurs le seul domaine dans lequel L’empereur dépasse son grand frère en bénéficiant des avancées techniques. On ne peut pas en dire autant de la bande originale qui ne tient pas la comparaison avec le chef-d’œuvre composé par une Émilie Simon alors au sommet de son art. Pas au niveau de son illustre prédécesseur mais pas inintéressant non plus, L’empereur est une parenthèse contemplative dans un monde de brutes.

Plus d'actualité