Les bracelets rouges : combat pour la vie

Les bracelets rouges braque les projecteurs sur les ados malades et leurs parents.

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Michaël Youn et Cécile Rebboah incarnent les parents de deux patients : Sarah, victime de malaise cardiaque et Côme, plongé dans un profond coma dans cette série chorale sur les destins croisés de cinq jeunes à l’hôpital. Rencontre avec les comédiens au dernier Festival de la fiction TV de La Rochelle.

Quel genre de père êtes-vous dans cette fiction?

Michaël Youn – Je suis un père divorcé qui essaie de faire plaisir à sa fille et qui finit par être complètement dominé par elle. Il est dépassé par les événements, très angoissé par ce qu’il va vivre à l’hôpital. Il ne comprend pas toujours le fonctionnement de ce centre hospitalier et où est sa place.

Avez-vous côtoyé des mamans d’enfants hospitalisés avant le tournage?

Cécile Rebboah – Je n’ai pas cherché à en rencontrer car ça ne m’aurait pas servi. Ce qui était important, c’était de créer un lien avec un enfant qui est allongé et d’avoir une tension intérieure en permanence. Mon personnage se bat pour son fils. Elle veut y croire et ne peut pas s’écrouler.

Avez-vous su faire la part des choses entre le jeu de l’acteur et la réalité d’être aussi une mère dans la vie?

C.R. – Oui, j’ai mis des frontières. Cependant, le soir quand je rentrais chez moi, j’avais envie de toucher mon petit garçon anormalement. J’étais quand même bouleversée.

Sans tomber dans le pathos, cette série véhicule de l’émotion…

M.Y. – J’ai vécu des moments forts pendant le tournage, notamment sur une scène que nous avons faite trois fois. Le réalisateur Nicolas Cuche est venu me voir pour me dire que nous ne ferions pas une quatrième prise car l’équipe commençait à pleurer. Quand on traite les choses avec sincérité, on se met vite dans des états qui sont difficiles, surtout pour un jeune papa comme moi. On se projette forcément.

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