Mai 67, un massacre oublié en Guadeloupe

France Ô revient sur le massacre oublié de dizaines de Guadeloupéens par la police française il y a 50 ans.

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Quelques mois avant ce fameux 26 mai 1967, un cyclone ravage la Guadeloupe. Les dégâts sont immenses et les ouvriers du bâtiment se mettent rapidement à pied d’œuvre. Ils travaillent beaucoup mais gagnent peu. Une grève débute le 24 mai à Pointe-à-Pitre. Une grève comme on en voit souvent. Mais une phrase prononcée par Georges Brizard, le patron des patrons alors englué dans des négociations qui ne mènent à rien avec les syndicats guadeloupéens, met le feu aux poudres: “Quand les nègres auront faim, ils se remettront au travail”. La foule explose, la grève se mue en émeute et la police française tire sans sommation.
En métropole, personne n’en entend parler, et il faut cinquante ans à l’État français pour reconnaître le massacre, mais là où les Guadeloupéens parlent de 100 morts, les autorités n’en reconnaissent que 9. En 2017, le jeune Mike Horn (rien à voir avec l’aventurier) est retourné sur ses terres pour tenter de comprendre le silence qui entoure l’un des chapitres les plus sombres de l’archipel. Un récit traumatique teinté de colonialisme, parfois chaotique mais éclairant.

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