Léo Mattéi brigade des mineurs

L’animateur le plus chaleureux du PAV s’offre un peu de noirceur dans Léo Mattéi brigade des mineurs.

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Dans Les 12 coups de midi comme dans Attention à la marche, c’est un loukoum. L’ami des grands-mères, des enfants, des chiens errants, des grands timides, des petites bombes, des femmes enceintes jusqu’aux yeux, des joueurs de balle pelote, des fans de Mireille Mathieu, des tricoteuses frénétiques, des intellectuels coincés et des danseurs de hip-hop. Même si aucun danseur de hip-hop n’est probablement passé par son plateau – Reichmann mettrait plutôt en émoi la génération Jean-Pierre Pernaut. Mais le gentil brave homme tout sourire et tout miel, qui l’est probablement tout autant dans la vraie vie, est aussi comédien, et aimerait être reconnu comme tel. TF1 reconnaissante lui a offert une première série, Victor Sauvage, le-véto-des-grosses-bêtes, qui s’est bizarrement arrêtée assez vite. Peut-être trop proche du personnage sucré de Reichmann dans ses jeux.

Alors avec TF1 mais surtout sous son contrôle à lui, il y a eu Léo Mattéi. Un anti-Jean-Luc. Un flic sombre, mutique. Qui vit seul, porte du cuir, roule en moto et ne grattouille pas le chien de la voisine en sortant de chez lui. Bref un rôle de composition. Qu’il composait avec tant d’ardeur et de sourcils froncés au début qu’il en devenait ridicule. Mais les histoires sont bien écrites et Reichmann a compris que contre-emploi ne voulait pas dire caricature. Si Léo Mattéi ne risque pas d’éclipser Engrenages, ces enquêtes consacrées à des enfants et ados sont souvent touchantes. En accroche de cette 5e saison, une affaire qui a un lien avec la disparition, des années plus tôt, d’Eloïse, la fille de Léo, source de sa mine d’écorché. La tension monte d’un cran…

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