L’art du shiatsu ou la voie de la guérison

Drôle d’objet que ce documentaire, L’art du shiatsu ou la voie de la guérison. Un film plus méditatif qu’informatif… 

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Le sujet de ce soir est l’apport du shiatsu dans le traitement du cancer, à travers une expérience réalisée au sein de l’Hôpital universitaire Saint-Luc. Il s’inscrit dans l’actualité, puisque la Journée mondiale contre le cancer approche, et sera d’ailleurs suivi, à 22h05, du documentaire La vie entre parenthèses qui nous relate le parcours de quatre femmes face au cancer du sein. Toutefois, la forme de cette “voie de la guérison” rompt radicalement avec nos habitudes de documentaire journalistique. Guy Mazelle filme une prairie, une graminée, enchaîne sur un œil barré de sourcils, des mains croisées sur un kimono indigo. En contrepoint, il nous montre des artères bruxelloises saturées de bruits et de voitures. Un exercice de style de 50 minutes sur la thérapie traditionnelle orientale. La forme y épouse le fond…

On y verra bien des oncologues expliquer l’apport de ces pratiques fondées sur les méridiens dans leurs protocoles thérapeutiques, mais l’attendue explication scientifique n’arrivera pas… L’essentiel est ailleurs. Ce travail hors normes nous emmène au plus près de l’humain. Sa qualité essentielle est qu’il nous rappelle l’importance de lier corps et esprit. Voir les patients se reconnecter, s’apaiser, retrouver une forme d’énergie par le toucher et le contact des praticiens, comprendre que par là, ils réapprivoisent leur chair représente une vraie leçon de vie. Le plaidoyer pour la réconciliation entre les médecines orientales et occidentales fait mouche. Et l’on reste fascinés par Yuichi Kawada, le senseï, que l’on suit à l’œuvre. Par contre, les mises en abyme de claps et de caméra au travail n’étaient pas utiles. Que du contraire, elles brisent le charme… et font prendre conscience de l’ennui.

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