Michel Preud’homme passe 69 minutes sans chichis

Joëlle Scoriels reçoit un des plus légendaires de nos gardiens de but.

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Presque tous les clubs de foot belges rêvent de le voir prendre place sur leur banc mais c’est Joëlle Scoriels qui est parvenue à assoir Michel Preud’homme grâce à son moelleux canapé. Gardien de but de légende et membre éminent de l’équipe nationale devenu entraîneur à succès, le sanguin Michel a décidé de prendre un peu de repos après un passage fructueux au Club de Bruges. Célèbre pour ses excès de colère, l’ancienne gloire du FC Malines avait confié craindre pour sa santé au moment de s’accorder du temps loin du football. C’est donc détendu et sans tabac à chiquer qu’on devrait retrouver Mich-mich. À quelques mois du mondial russe, le Liégeois ne pourra esquiver les questions sur son avenir, lui qui est pressenti pour prendre la tête des Diables Rouges un jour. 

Mais comment prépare-t-on une émission avec Michel Preduhomme? Joëlle Scoriels: «Une journaliste l’a rencontré au préalable et déjà recueilli des confidences. Ensuite, on épluche sa biographie et on va construire l’émission en suivant son parcours. On a la chance de pouvoir compter sur le service des sports pour un portrait en images footballistiques. Ce n’est pas grave si je pose des questions de non-afficionada… D’ailleurs je ne suis pas si naïve. J’aime relativement bien le foot, j’en comprends les règles, ça ne me fait pas fuir, au contraire, comme beaucoup de Belges, je suis un peu excitée par les matchs des Diables! Je ne suis pas intimidée par la personne que je rencontre mais parfois par le contexte de préparation. Pour Elio Di Rupo par exemple, on a dû composer avec un cabinet ministériel un peu aux aguets. Quand on a fait Johnny vaille-que-vaille, c’était pénible de devoir lutter contre son entourage professionnel alors que lui était de l’ordre de la crème. Bien sûr, au début, je ressens une certaine tension mais j’espère tendre une face assez amène à l’invité pour lui donner envie de se détendre et créer la connivence. Je tiens énormément au direct, à ce petit défi, à cette adrénaline particulière du sans filet… Même s’il y a des filets partout!»

 

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