L’affaire Patrick Dils, symbole de l’erreur judiciaire en France

Ce soir, Thomas Mustin alias Mustii interprète Patrick Dils dans Je voulais juste rentrer chez moi.

L’affaire Patrick Dils, symbole de l’erreur judiciaire en France

En septembre 1986, les corps de deux enfants, Cyril et Alexandre, sont retrouvés, fracassés, sur le talus d’une voie ferrée de Montigny-lès-Metz. Quelques mois plus tard, les enquêteurs obtiennent les aveux d’un adolescent de 16 ans, Patrick Dils. Ce dernier est reconnu coupable et condamné à la prison à perpétuité. Durant plus de quinze ans, ce fait divers nourrit public et médias de théories (coupable ou innocent?) et de rebondissements (la présence sur Francis Heaulme sur les lieux.) Patrick Dils ne sera acquitté qu’au terme d’un troisième procès. Son histoire, le jeune homme l’a écrite dans un livre, Je voulais juste rentrer chez moi (2002), adapté par Yves Rénier, qui remet l’erreur judiciaire au cœur du débat.

Après Médecin-chef à la Santé et Flic tout simplement, l’ex-Commissaire Moulin dirige à nouveau Mathilde Seigner (photo), qui interprète ici la mère de l’accusé. Cette troisième collaboration apparaît comme une continuité évidente aux précédentes. À travers l’histoire de la famille Dils, Yves Rénier explore le combat d’une mère déterminée, et surtout, les violences carcérales. Adolescent naïf et mutique, Patrick Dils (interprété par Thomas Mustin, alias Mustii) sera transformé par la prison. Adulte innocenté, mais toujours regardé avec suspicion il parle publiquement, dès sa libération, des viols subis entre les murs. Enfin, lorsque l’institution judiciaire reconnaît son erreur, comment réparer? L’affaire Dils, l’affaire Omar Raddad, l’affaire d’Outreau… Ces dossiers médiatiques révèlent les ratées de l’appareil. Faut-il avoir peur de la justice? Des protagonistes répondront à Julian Bugier.

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