Et si la planète était victime d’une vraie pandémie

L’apparition de la grippe aviaire a causé un gros coup de chaud en 2003. Si la fièvre est tombée, quid de la menace?

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Le scénario avait tout d’un film catastrophe à la Danny Boyle. À commencer par une menace à l’acronyme aux consonances d’arme à feu. Apparu sans crier gare en Asie courant 2003, le SRAS, syndrome respiratoire aigu, a fait surgir la crainte d’une épidémie à l’échelle mondiale. Totalement inconnue jusqu’alors, la maladie, issue d’une mutation du virus H1N1, met d’emblée médecins et autorités sanitaires face à une situation qui pourrait avoir des conséquences sans précédent. En plus d’être mortel, ce nouvel ennemi pourrait se propager comme une traînée de poudre bien au-delà du continent asiatique. À une époque où plus de 10 millions de personnes voyagent en avion quotidiennement, il ne lui faudrait pas plus de 24 heures pour atteindre toutes les régions du globe. Une possibilité qui deviendra vite une réalité à mesure que les cas de grippe aviaires sont déclarés à travers le monde.
Dans l’urgence et l’ignorance la plus complète, les gouvernements font ce qu’ils peuvent pour tenter d’endiguer la propagation tandis que les chercheurs foncent pour trouver un vaccin – si possible en premier.

Avec quelques années de recul et même si le virus a finalement été moins assassin que prévu, on se dit que l’humanité a eu beaucoup de chance en voyant le récit alarmiste fait par Cellule de crise. Et après? Cette rétrospective anxiogène mais bien documentée est intéressante mais insuffisante. Heureusement, Julien Bugier et son équipe ont eu la bonne idée d’entrecouper les tranches documentaires par des interventions plus pédagogiques de Linda Bendali, la réalisatrice et Frédéric Boisset, rédacteur en chef du magazine. Comme un ping-pong journalistique, ils appréhendent tour à tour les questions soulevées par cette menace, une de plus, qui ne sera jamais tout à fait écartée. 

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