Liberace, une vie de paillettes et de solitude

Soderbergh évoque brillamment la vie de Liberace, artiste fantasque immensément populaire aux USA mais finalement très seul.

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Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis et Steven Soderbergh n’en fait heureusement pas partie! Lui qui jurait en 2013 qu’il ne tournerait plus pour le grand écran s’est ravisé l’an dernier avec Logan Lucky. Mais il est vrai que les vicissitudes de Ma vie avec Liberace avaient eu de quoi refroidir ses ardeurs cinématographiques. En effet, si on connaît le cas du Duel de Spielberg tourné d’abord comme un téléfilm avant de sortir en salles, ce fut exactement le contraire pour cette évocation de la romance entre le célèbre pianiste Liberace et son jeune amant Scott Thorson.

Incapable de trouver un distributeur aux States, Soderbergh fut contraint de renoncer aux salles obscures au profit d’une diffusion télé. Le motif? Un sujet jugé beaucoup trop… gay par une certaine frange de l’Amérique bien pensante! La revanche n’allait pas tarder, sous forme d’une sélection officielle au Festival de Cannes, histoire de rendre justice à l’interprétation époustouflante de Michael Douglas – alors tout juste remis d’un cancer – et d’un biopic qui, sous ses apparences de strass et de paillettes, expose la solitude tragique d’un artiste à l’identité refoulée.  

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