Cash Investigation: le beurre… et l’argent du beurre

Cash Investigations enquête sur le business du beurre. Une vache à lait pour les industriels… tandis que les éleveurs mangent de la vache enragée. 

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Le rayon “produits laitiers” des supermarchés français, c’est la caverne aux merveilles pour l’estivant belge. Selon le reportage de ce soir, il existe 1400 références. Et ce marché pèse 27 millions d’euros par an. Pourtant, en 2016, 10.000 agriculteurs ont mis la clé sous le paillasson. Les autres croulent sous les dettes. Ça ne colle pas et ça va de mal en pis. Comprendre le problème et en dévoiler les causes, voilà une mission sur mesure pour l’équipe d’Elise Lucet. Ce film a représenté un an de travail. Un an à chercher, à rencontrer les uns et les autres, puis surtout à tenter de percer les secrets des géants du secteur, Lactalis et Sodiaal. Pas des plus coopératifs, d’ailleurs, et on va vite comprendre pourquoi ils n’ont pas envie que les journalistes mettent le nez dans leurs pratiques.

Au fil du reportage, le yaourt du soir risque de vous peser sur l’estomac et la conscience. On y découvre le cynisme, la radinerie, la valeur argent qui passe avant le travail des hommes… Et, aussi, les effets de la mondialisation. Car sur nos tables, même si l’on trouve des fermes laitières à moins de 10 km à la ronde, c’est souvent des préparations à base de lait de Nouvelle-Zélande que l’on sert. Moins cher, il ravit les industriels, même si sa production intensive ravage l’écosystème local. Si le sujet semblait moins fort que le malaise au travail ou Lidl, le résultat fera certainement du bruit. On tient le sujet dont on va parler cette semaine à la machine à café. Devant un petit noir. Sans crème. Bizarrement, on tolère moins bien le lactose.

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