Au secours, mes enfants m’épuisent!

La deuxième enquête de Questions à la Une se penche sur le burn-out parental, un sujet encore très tabou.

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“Je stressais à l’idée de me retrouver seule avec eux.” Eux, ce sont ses enfants. Valérie, mère de deux marmots de 3 et 6 ans avait le sentiment d’étouffer et était prise de crises d’angoisse: et si un jour elle se mettait à devenir violente envers ses propres enfants? Moins connu que le professionnel, le burn-out parental est pourtant assez fréquent: un parent sur six pourrait être concerné. Or, la société continue à nous présenter une image de la famille idéalisée via les réseaux sociaux ou la publicité. Le parent parfait n’existe pas, et se mettre la pression pour tenter d’atteindre un idéal inaccessible pourrait être l’une des raisons de ce syndrome complexe dont les causes sont difficilement identifiables. La frustration de ne pas y arriver mène alors le parent à craquer.

Le burn-out parental toucherait autant les hommes que les femmes, même si ce Questions à la Une nous montre une grande majorité de femmes en détresse, comme Sandra qui s’occupe seule de ses trois enfants et des dépenses du foyer. Plusieurs parents se dévoilent avec beaucoup d’émotion et de dignité pour nous expliquer leur descente aux enfers, puis la rémission. Car des solutions existent comme l’accompagnement d’un professionnel dans son rôle de parent. Assistant social et psychologue témoignent à leur tour des cas qu’ils rencontrent quotidiennement sur le terrain. Les enfants sont-ils de vrais s démons destinés à nous rendre la vie impossible? Non. Mais il faut reconnaître que leur place dans la société a énormément changé au fil du temps. Le rôle de parent aussi – parfois pour le pire.

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