Béjart, l’âme de la danse

Focus sur un homme qui a marqué de son empreinte l’âme de la danse à tout jamais.

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Quand Maurice Béjart commence la danse, ses professeurs sont impitoyables. “Si vous voulez voir le pire exemple de ce que vous pouvez faire, regardez Maurice”, disaient-ils aux autres élèves. Mais le jeune danseur ne se laisse pas abattre. Et heureusement, car au fil du temps, Maurice Béjart deviendra l’une des figures incontournables de la danse moderne. 

Né à Marseille d’un père philosophe, le chorégraphe a la particularité de mêler les univers musicaux, lyriques, théâtraux et chorégraphiques. L’âme de la danse explore l’univers de cet artiste complexe à travers quelques ballets emblématiques, des archives inédites et des témoignages actuels, notamment d’anciens danseurs comme Julien Favreau, Tania Bari et Gil Roman (l’actuel directeur du Béjart Ballet Lausanne). De son esprit créatif sortiront 300 ballets, dont Le sacre du printemps en 1959 à Bruxelles et le Boléro qui révèle enfin la danse masculine dans les années 70. Grâce à son talent, la danse devient accessible et ne se cantonne plus à un public bourgeois et intellectuel. Pas étonnant quand on apprend que ses premières tournées se déroulaient dans des arènes de torero au sein de villages populaires d’Espagne. De l’école Mudra qu’il crée en 1970 à Bruxelles naîtront des chorégraphes talentueuses comme Michèle Anne de Mey et Anne Teresa De Keersmaeker. 

Réalisé par Henri de Gerlache, ce documentaire inédit laisse à entendre des confidences de Béjart lui-même, lui qui ne se confiait pourtant pas facilement. Touché personnellement dans son enfance par le Boléro dansé par Jorg Donn, le réalisateur a fait appel à Alexandra Vandernoot pour la voix off, qui n’est autre que la fille de Duška Sifnios, la danseuse initiale du Boléro. Un bel hommage.  

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