Like-moi!: Toi + Moi + Facebook

Comment survivre dans une société aliénée par la technologie? Like-moi se pose la question en 12 x 26 minutes.

illu_17

Dès le premier épisode, on l’a compris: Like-moi ose et apporte un souffle nouveau dans le registre des comédies francophones. Adaptée de la série canadienne du même nom, écrite par Marc Brunet (Bobos, Le cœur a ses raisons) et tournée à Bruxelles, Like-moi rassemble un casting franco-belgo-suisse interprétant de jeunes adultes paumés sur le plan relationnel qui tentent de trouver l’amour dans des scènes grotesques et hilarantes. Chaque épisode est séquencé en plusieurs histoires où les comédiens (parmi lesquels la jeune Belge Bérangère McNeese, Le viol) jouent différents rôles, à la manière de sketches.  

Le premier épisode aborde différentes thématiques: les premiers dates compliqués, les applis de rencontre, les SMS et leurs messages cachés (ou pas), et l’emprise des réseaux sociaux sur notre vie personnelle. Dans une scène complètement hallucinante, un homme se laisse alors convaincre par d’illustres inconnus que sa copine l’aime encore tandis que son meilleur ami tente de le raisonner. On ne peut que rire et malgré tout se reconnaître lorsque l’une des actrices déclare: “Les réseaux sociaux m’ont habituée à commenter la vie des autres à tort et à travers”. Car c’est là la principale mission de Like-moi: dresser le portrait d’une génération esclave des médias sociaux et des téléphones, en quête d’amour et de bonheur. La série dénonce aussi les diktats de la société envers les femmes dans une séquence hallucinante où deux jeunes femmes sont coincées dans une porte tournante. Celle qui répond “aux normes des magazines féminins” sera sauvée en priorité. Dans Like-moi, on n’a pas peur de briser quelques tabous, et c’est jouissif. 

Plus d'actualité