Esprits criminels: Unité sans frontières

Sortie de piste

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On ne peut que souligner l’incroyable longévité et stabilité d’Esprits criminels aux États-Unis. Alors que la série policière – qui invite ses héros à décoder la psychologie de criminels – en est à sa treizième saison là-bas, ses audiences sont toujours aussi solides, flirtant avec les 10 millions de téléspectateurs en moyenne par chapitre. Mais si des feuilletons similaires du type Les experts étaient parvenus à installer sur la durée la plupart de leurs fictions dérivées (Miami et Manhattan), il n’en va pas de même pour l’univers créé autour d’Esprits criminels. En 2011, le succès accouchait de son premier spin-off, comme on dit, intitulé Esprits criminels: Unité parallèle. Terriblement monotones et déprimants, ces épisodes dont l’acteur Forest Whitaker était le protagoniste principal n’avaient pas convaincu. En 2016, c’est au tour d’Unité sans frontières, dont la seconde salve nous arrive, d’être lancé… Et là, rebelote.

Au cours de la première fournée, ses agents – emmenés par Jack Garrett (Gary Sinise, ex-vedette des Experts: Manhattan) – se concentraient presque exclusivement sur leurs missions. À savoir venir en aide aux Amerloques expatriés aux quatre coins du monde. Des expéditions qui, souvent, versaient dans les pires clichés. Histoire de redresser la barre, Erica Messer – scénariste en chef et créatrice de ce dérivé, officiant également sur la version originale Esprits criminels – a fait le choix de conférer un peu d’humanité à ses personnages à l’occasion de cette deuxième année, en s’intéressant de plus près à la vie privée de chacun. On y croise notamment Ryan (Matt Cohen), le fils de Jack. Las! Outre-Atlantique, cette nouvelle mouture – malgré ses louables efforts – n’a pas séduit. Résultat: Unité sans frontières est aujourd’hui annulé. Quand ça veut pas, ça veut pas…

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