100 ans de Louis de Funès

Du Gendarme de Saint-Tropez au Corniaud, retour sur l’explosion de de Funès.

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Il n’a fallu que deux films pour que l’association de Funès-Bourvil entre dans l’Histoire du cinéma français. Le Corniaud d’un côté, La grande vadrouille de l’autre, ces comédies n’ont pas pris pas une ride, au point de revenir avec insistance dans les programmations télévisuelles de Noël. Ce que le spectateur ignore bien souvent, c’est que de Funès doit une partie de son succès à Bourvil. Grands copains, les deux hommes partagent beaucoup de points communs: la même enfance, les mêmes débuts compliqués dans le cinéma – de Funès a tourné une centaine de films avant de devenir une star – et leur goût pour les choses simples telles que le jardinage et les bons petits plats.

Devant la caméra, leurs caractères diamétralement opposés vont permettre de mettre en évidence les mimiques d’un de Funès jusque-là réduit aux seconds rôles. Là où Bourvil donne beaucoup d’importance au verbe, son acolyte le considère comme secondaire. “On comprenait un mot sur huit mais il avait le sens de la chute”, résume ainsi Elie Semoun, interviewé dans le documentaire.

Mais La folle histoire de Louis de Funès ne se limite pas à décrire l’association entre Bourvil et de Funès. À travers de nombreux témoignages de réalisateurs, acteurs et assistants de tournage, on découvre les coulisses d’un succès qui a mis du temps à se dessiner. Et qui n’a jamais empêché l’acteur de garder son caractère fort. Lors du tournage du Corniaud, par exemple, de Funès a fort peu apprécié de voir que Bourvil était plus souvent à l’écran que lui. Résultat: le réalisateur Gérard Oury lui a créé deux scènes supplémentaires… qui sont rapidement entrées dans les annales. Retour sur le parcours du seul acteur capable d’attirer de l’empathie pour ses personnages exclusivement méchants.

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